dimanche 17 mai 2009

Émotions authentiques et de substitution


Émotions authentiques et de substitution

Les émotions authentiques sont celles qui sont adéquates en qualité, intensité et durée à la situation ici et maintenant.

Les émotions authentiques sont cinq : Joie ou plaisir, affection, peur, rage et tristesse et chacune a un but. Elles sont appelées authentiques parce qu'elles ont une corrélation biologique puisqu'elles sont partagées par les animaux supérieurs.

Ce qui est naturel et plus sain serait de pouvoir exprimer ces émotions authentiques mais la majorité des familles permettent l'expression de quelques unes et pas d'autres. Les émotions de substitution sont apprises parce que le système familial interdit (la plupart du temps de manière non consciente) l'expression de ce qui est authentique. Pour s'adapter au système familial on apprend à changer une émotion authentique inacceptable dans cette famille par une de substitution acceptable.

Par exemple dans une famille machiste les hommes ne pourront pas montrer de la tristesse, ne pourront pas pleurer chaque fois qu'ils sont tristes alors ils se montreront irritables et l’auront changé ou caché avec une fausse rage.

Nous pouvons ainsi trouver des familles où l’on discute beaucoup et où il paraîtrait que règne la rage ou des familles dans lesquelles tout passe bien quoi qu'il se passe, des familles où il n'y a aucun signe d’affection, etc.

Ces autorisations sont transmises de manière non consciente de génération en génération, ou sûrement nos parents nous ont donné l’autorisation pour sentir et exprimer les émotions qu'ils pouvaient sentir et exprimer.

Certaines des émotions de substitution avec lesquelles nous couvrons généralement une émotion authentique sont :

Fausse joie : sourire ou rire pour faire plaisir à quelqu'un d’heureux alors que l’on est mal.
Fausse affection : Se forcer à aimer quelqu'un sans le sentir, être mielleux, collant.
Fausse peur
: (phobies) crainte irrationnelle acquise par des expériences traumatiques ou apprises d'un parent par imitation.
Anxiété ou angoisse : crainte oppressive et indéfinie devant une situation présente ou quelque chose à faire face dans le futur qui ne le justifie pas.
Culpabilité: peur de la punition. Peut se sentir parce que l’on est heureux, même si l’on ne fait pas de mal (« parce que mes parents se sont sacrifiés par moi »), de se marier si la sœur ainée est célibataire, parce que l’on gagne plus de l'argent que les autres, etc.
Inadéquation : Se sentir de trop, maladroit, de croire que tous nous surveillent et nous jugent, que nous ferons le ridicule. Ressenti en parlant en public, en dansant, en étant congratulé.
Confusion : incapacité de raisonner. On pense de soi « t’es idiot », « tu comprends rien ».
Honte : semblable à l'inadéquation mais accompagnée de rougeur, ce qui l'augmente.
Fausse rage : on ressent de la colère, jusqu'à la haine, sans motif justifié pour un observateur impartial, pendant trop de temps, peut-être toute la vie.
Ressentiment : le ressentiment est semblable à la fausse rage mais il est canalisé vers l'intérieur, se somatise. Il est généralement cause d’hypertension et d’ulcères.
Jalousie: cache de l'insécurité, des idées d'infériorité devant la concurrence pour l'être aimé.
Rivalité : prétend gagner toujours, être le meilleur, ne pas se laisser dépasser, très compétitif.
Sadisme : c'est une fausse joie devant la souffrance étrangère.
Triomphe malsain : c'est la joie d'avoir gagné et qu'un autre ait perdu.
Dépression : c'est une fausse tristesse, motivée par une autocritique excessive et par l'interdiction de sentir ou exprimer une rage qui est dirigée contre soi-même.
Mélancolie : c'est un degré extrême de dépression.
Envie : c'est la tristesse pour le bien étranger. Au lieu de tendre à s’améliorer soi–même, on désire ce qui a quelqu’un d’autre.

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